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Love & Pop

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les avis de Cinemasie

3 critiques: 2.83/5

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14 critiques: 3.54/5



Ordell Robbie 2 ANNO n'a pas su faire le tri dans ses recherches formelles.
Xavier Chanoine 3 Une étrange réussite
Elise 3.5 Intéressant et bizarre
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Une étrange réussite

Il est inutile de dire que Love & Pop est déconseillé aux estomacs fragiles et aux allergiques du film turbo. Anno Hideaki, animateur reconnu notamment chez Miyazaki ou en tant que réalisateur de la série populaire Evangelion, distille en l'espace de près de deux heures un savoir-faire acquis dans le domaine de l'animation, produisant ici un effet à double tranchant. Si le film ne se distingue pas d'une quelconque "descente aux enfers" à l'humour noir très prononcé, il parvient néanmoins à marquer au fer rouge son empreinte déjantée dans l'univers de la comédie dramatique "stylisée" renvoyant un Tsukamoto aux oubliettes sans trop sourciller. Ici, robots et salarymen paranoïaques sont remplacés par de jeunes adolescentes entre 16 et 17 ans, plutôt dans l'air du temps, adeptes du speed dating par téléphone histoire de gagner quelques sous. L'une d'entre elles, Hiromi, rêve de pouvoir s'acheter une bague mais ne possède pas assez d'argent pour se l'offrir, elle décide donc de profiter de speed dating douteux pour se faire quelques sous, sans forcément savoir ce qui l'attend. Anno tourne alors en dérision cette mode pour se faire de l'argent facile puisqu'il met en scène avant tout des speed-daters particulièrement pervers ou alors obnubilés par une certaine forme de fétichisme. Cela va du simple salaryman désireux de déjeuner avec deux étudiantes, puis leur faire une morale pas bien cohérente, au type illuminé souhaitant "nourrir" ses deux invités avec une quantité de plats et de leur parler cuisine toute la soirée. Autre exemple de délire pervers, un homme de bonne condition amène ses hôtes dans une salle de karaoke pour ensuite les inviter à mâchouiller des grains de raisin puis de les recracher dans une petite capsule scientifique. Le personnage, pourtant "monsieur tout le monde" s'équipe de tout un attirail de chirurgien et récupère les restes mâchouillés avec pincettes et tout le grand jeu.

Love & Pop pousse aussi le concept des rencontres hasardeuses potentiellement dangereuses assez loin et multiplie les rencontres entre Hiromi et une poignée de personnes délurées, dont un pervers atteint du syndrome de Tourette et un Asano Tadanobu absolument méconnaissable dans la peau d'un personnage à deux facettes, à la fois moralisateur, dangereux et dérangé. L'occasion pour le cinéaste d'y mêler à la fois critique sociale inquiétante où de jeunes adolescentes semblent totalement perdues dans cette fourmilière qu'est Tokyo et pur projet artistique dans la mesure où Anno utilise sa caméra comme un fou furieux sous acides. Tous, absolument tous les angles sont passés au crible par le cinéaste, faisant de sa caméra un pur acteur à part entière, multipliant les vues subjectives, les cadrages surréalistes, les distorsions de format et autres grands angles par dizaines pour une immersion absolument totale, aussi rebutante que fascinante. Chez certains, un temps d'adaptation sera sûrement nécessaire, accouplé à une bonne dose de motivation sous peine d'appuyer sur la touche "stop" plus vite que prévu, le cinéaste se fichant de tout procédé visuel et narratif classiques comme on en a l'habitude de voir. Evoquons aussi le montage, quasi épileptique, faisant la part belle aux images subliminales et autres superpositions bien fouillis. Si l'idée est intéressante, le spectateur non japonais risque de laisser passer bon nombre d'informations à l'écran en lisant les sous-titres du fait de dialogues extrêmement nombreux. Il n'est pas rare en effet d'avoir une dizaine de plans différents lors d'une simple conversation. A la fois projet artistique audacieux, décalé, hermétique mais très souvent impressionnant et dénonciation du speed dating par téléphone pour le pognon, Love & Pop est une comédie dramatique nippone version anarchiste, option délurée.

27 septembre 2007
par Xavier Chanoine




Intéressant et bizarre

Dans la même veine que Bounce ko-gals, Love & Pop tente de dépeindre l'histoire de jeunes filles tentées par l'argent facile, encore une fois à Shibuya. Ce désir est symbolisé par une bague ornée d'un Topaze qu'une des quatre fille a pour but de pouvoir acheter avant la fin de la journée, ce qui implique qu'elle doit faire des rencontres éclairs avec un certains nombres d'hommes plus ou moins bizarres pour obtenir cet argent. L'histoire se veut évidemment moralisatrice, mais se démarque énormément de Bounce ko-gals ; en effet, dans ce film on sentait une certaines connaissance des profondeur du vice alors que Love & Pop reste braqué sur des filles plus jeunes qui ne sont jamais allées loin dans ce genre de pratique. Coté ambiance, c'est également bien différent ; les prises de vues donnent un air documentaire ; par contre le montage est très vif et prises de vues un peu spéciales, ce qui perturbe au début mais devient quasi naturel par la suite. L'interprétation n'a rien a se reprocher et le tout apparaît au final très crédible. Finalement encore une leçon comme il en existe sans doute des tas sur ce sujet, mais le message passe très bien, même si la fin en philo bizarre sert un peu à rien.



22 janvier 2006
par Elise


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